— Mais oui ! s’écria Firmain. Je connais la tôle ! N’ayez pas peur !
— À quelle heure qu’on vous a dit de descendre ?
— Pour sept heures du matin.
— Eh bien, alors, bonsoir !
Le domestique cependant montait rapidement dans sa chambre, au septième.
Mais il ne s’y installait pas, et loin de se disposer à se coucher, s’il enlevait son gilet rayé jaune, c’était pour y substituer un gilet ordinaire, sur lequel il revêtait un veston.
Firmain se coiffa d’une casquette, puis, ayant allumé une cigarette, il descendit par l’escalier de service.
Il était environ dix heures du soir. Comme l’avait dit Caroline la cuisinière, le quartier était tranquille.
Quelques rares voitures passaient… La plupart des lumières aux fenêtres étaient éteintes, et s’il y avait quelques personnes sur le trottoir, c’était surtout des domestiques, des collègues de Firmain qui promenaient des chiens ou alors venaient à des rendez-vous d’amour !
Par les soupiraux des cuisines, placées au sous-sol, des colloques s’engageaient entre des gentilles femmes de chambre et des mécaniciens, ou alors parfois c’était la cuisinière qui, furtivement sortie, venait conférer à voix basse avec le maître d’hôtel d’un immeuble voisin…