— C’est que… commença-t-il, je ne sais pas si…
— Attends, vieux fourneau, repartit Mon-Gnasse, tu vas voir si je te vas t’écraser les puces pour t’apprendre à faire subito !… Qu’est-ce que t’as ?
Mon-Gnasse achevait sa commande en la ponctuant d’une bourrade qui coupait en deux la respiration au chétif vieillard.
Cela fait, Mon-Gnasse revenait vers le milieu de la boutique, empoignant la Puce par les hanches, la soulevant en l’air, et la forçant à valser.
— Non, mais laisse-moi donc ! hurla la fille. T’es pas piqué, des fois ? Tu m’fais mal, eh ! veau !
— Bon, bon, j’ai rien senti ! rétorquait-il. Et puis, c’est pas tout ça, c’est l’printemps qui m’travaille, j’ai des fourmis dans les guibolles… Vive le sexe !…
Marie-Salope, précisément, s’occupait dans un coin à nouer son chignon, qui s’était défait. Cela mettait en gaieté Mon-Gnasse, qui était d’excellente humeur.
— Mince de tifs ! s’écriait-il. C’est ça qui f’rait d’la mèche pour mes lanternes quand j’marche à la cambriole !
Et il plaqua un gros baiser sur la nuque de la pierreuse, ce qui manqua immédiatement de déchaîner une dispute. La Puce bondit sur son homme.
— Non, mais, dégoûtant ! commençait-elle. Si c’est qu’tu veux plus d’moi comme femme, faut l’dire !