En même temps, deux voix rudes murmuraient :

— Allons, pas de scandale… Suivez-nous de bonne grâce, ou l’on vous colle le cabriolet !

Évidemment, on les arrêtait. Mon-Gnasse, de stupéfaction, voulut protester.

— Non, mais, de quoi ? protesta-t-il. Je l’embrasse, c’est vrai, mais ça r’garde personne… Le pape pas plus qu’un autre… C’est ma gerce, d’abord, et si j’veux, elle s’ra ma femme demain !

On ne lui répondait pas, et Mon-Gnasse, qui prétendait connaître le Code, insistait de plus en plus :

— J’l’embrasse, quoi… c’est pas défendu ! J’vous défie bien d’jacter l’contraire ! Le baiser, c’est permis, c’est pas des attentats !

L’un des deux hommes qui entraînait le couple au-dehors, sans que d’ailleurs personne ne parût s’émotionner parmi les admirateurs des puces savantes, finit pas déclarer sur un ton d’impatience :

— Mais ce n’est pas pour cela qu’on vous arrête…

— C’est pourquoi, alors ? demanda Mon-Gnasse… Non, mais, c’est pourquoi ?

L’ivresse aidant, il pleurait maintenant à grosses larmes, il était très doux mais il s’entêtait :