Et Juve, qui n’avait pas voulu se laisser arrêter par la police parce qu’il méditait très probablement quelque nouvelle aventure pour laquelle il avait besoin de son incognito, Juve avait préféré pénétrer dans le bouge, et risquer une fois encore les terribles aventures pouvant survenir en raison de la férocité de la bande qui gîtait là.
Juve, après avoir pénétré dans l’Enfer, avait d’ailleurs fait preuve, une fois encore, de cette extraordinaire présence d’esprit qui le rendait réellement incomparable.
En un instant, en effet, alors que fuyant, sur les berges, la police qu’il sentait sur ses talons, Juve s’était demandé comment se tirer de la fâcheuse situation où il se trouvait, Juve s’était souvenu de l’Enfer.
Il connaissait le bouge depuis le jour où, dans une précédente affaire, Bouzille l’y avait conduit afin d’enquêter sur le vol d’un cadavre, le cadavre du policier Daniel, dérobé par Fantômas à la morgue.
Juve s’était nettement souvenu de la situation du repaire ainsi que du mot de passe qui décidait ses hôtes à ouvrir leur porte d’entrée.
Il s’était souvenu surtout, et cela était le principal, qu’il passait, aux yeux des habitants de l’Enfer, pour Job Askings, le « Roi des voleurs ».
Et c’était alors tout naturellement que Juve avait décidé de se réfugier là. C’était tout naturellement encore qu’il répondit à l’interrogation anxieuse qu’on lui posait :
— Qui je suis ? Job Askings !
Qu’allait-il se passer cependant ?
Les misérables qui se trouvaient devant le policier se laisseraient-ils duper encore une fois ? Admettraient-ils, encore une fois, que Juve était bien Job Askings ?