— Sûrement, il est de bonne prise ! disait une voix.
— Parbleu ! en répondait une autre. J’ai cru entendre qu’il appelait Fantômas à l’aide !
Un troisième personnage ajouta :
— C’est peut-être l’homme qui était à la Monnaie.
Et Juve alors se rassura.
Cette dernière voix qui venait de parler, il l’avait parfaitement reconnue. C’était la voix du policier Mix !
Juve, certainement, venait d’être fait prisonnier, mais il avait été fait prisonnier par les policiers, cela vraiment n’était pas bien grave !
Juve, s’étant rassuré en reconnaissant la nature et le caractère de ceux qui l’emportaient, se gardait de protester. Instinctivement même, l’excellent policier se félicitait à cette minute des aventures qui survenaient et du caractère qu’elles présentaient.
— Après tout, se disait Juve, puisqu’il ne m’a pas été permis d’arrêter Fantômas, puisque le monstre s’est échappé à la faveur de l’obscurité, puisqu’il a profité de la nuit pour s’enfuir, j’aime autant être prisonnier de la police que libre ! Cela coupe court à mes scrupules de conscience. En ce moment, je ne peux rien faire, et par conséquent je n’ai pas à me mettre martel en tête sur la conduite que je dois tenir !
Juve ne se débattait donc pas. Sagement, il se laissait bousculer, pestant seulement en lui-même contre la façon un peu brusque dont on le transportait.