[1] John Florio's englische Uebersetzung der Essais Montaigne's und lord Bacon's Ben Jonson's und Robert Burton's Verhältnis zu Montaigne—Strasbourg, 1903.

[2] Voir par exemple Ueberweg-Heinze: Grundniss der Geschichte der Philosophie der Neuzeit, volume I, 8e éd. Berlin 1896, S. 68; et aussi Kuno Fischer: Francis Bacon und seine Nachtfolger; 2e éd. Leipzig 1875; S. 18.—Les jugements de ces deux critiques sont reproduits dans la brochure de Dieckow, p. 56.

[3] Il ne sera peut-être pas inutile de faire remarquer que, lorsqu'elle a entrepris ses recherches, Miss Norton, ignorait celles de M. Dieckow, et que j'ai moi-même entrepris les miennes antérieurement à la publication de Miss Norton et sans connaître celle de M. Dieckow. Nos trois enquêtes ont été conduites indépendamment les unes des autres. Il y a donc quelque chances pour que peu de rapprochements essentiels nous aient échappé.

[4] Voir son édition des Essais de Bacon, 1890, introduction.

[5] Miss Norton: Early Writings of Montaigne: New-York, 1904, page 205.

[6] Ed. Spedding, t. II, page 211.

[7] Article Antony Bacon.

[8] Au moment où j'ai écrit cette étude, en 1907, je devais la connaissance de cette lettre à M. Auguste Salles qui me l'avait très aimablement communiquée et auquel j'exprime ici ma sincère gratitude. Elle a depuis été publiée par M. Sidney Lee. En voici le texte tel que le donne M. Sidney Lee:

«Monsr.; Il me souvenait tant de l'estat ou vous estiez quand vostre despart vous desroba de nous, qu'aussitost que je vy le sieur, qui me rendist la vostre lettre je luy demanday comment il vous alloit, sans que je prins le loisir de l'apprendre par vous-même. Ainsi s'enquiert-on, souvent de sçavoir et de voir, ce que le plus souvent nous trouverons contre nostre desirs comme contre mon desir et avec grande desplaisir je sçeus la continuation de vostre mauvais portement. Il me souvient bien, que je me deffiois qu'en une saison si facheuse, vous peussiez supporter le travail de la mer qui vous devoit porter. Mais vous estiez si affamé de vostre air natural, que ce desin vous faisoit mespriser tout danger. Vous aviez raison de vouloir s'éloigner le nostre pour la mauvaise qualité, qu'il a prins par les evaporations de nos troubles, qui l'ont tellement infecté, qu'il n'a nous laissé rien de sain, et nous enmaladé autant de l'esprit que du corps. Quant à moy, monsieur, je me suis retiré en ce lieu, ayant tout à faict quitté Bourdeaux, pour ce que Bourdeaux ne me pouvoit rendre ce que j'y ay perdu, et je continue en ma solitude de rendre ce que je dois à la mémoire de ma perte. J'ay icy dressé un estude aussi plaisant à mon desplaisir que nouveau en ses peintures et devises, qui ne sortent point de mon subject. Je les vous descriray, si j'avois autant de liberté d'esprit que de volonté. Mais je suis touché si au vif d'un nouvel ennuy par la nouvelle de la mort de Monsr. de Montaigne, que je ne suis point à moy. J'y ay perdu le meilleur de mes amis; la France le plus entier et le plus vif esprit qu'elle eut oncques, tout le monde le patron et mirroir de la pure philosophie, qu'il a tesmoignée aux coups de sa mort comme aux escrits de sa vie, et à ce que j'ay entendu ce grand effect dernier n'a peu en luy faire dementir ces hautes parolles. La dernière lettre missive, qu'il receut, fut la vostre, que je luy envoiay, à laquelle il n'a respondu, pource-qu'il avoit à respondre à la Mort, qui a emporté sur luy ce qui seulement estoit de son gibier: mais le reste et la meilleure part, qui est son nom et sa mémoire, ne mourra qu'avec la mort de ce tout, et demeurera ferme comme sera en moy la volonté de demeurer tousjours,

Monsr., Vostre très humble et affectionné serviteur. De Brach.