C'était un sentiment confus, né de mille incitations diverses et, pour ainsi dire, analysables? Il voulait voir. Il était attiré là presque malgré lui. Il lui semblait qu'il obéissait à un désir que rien n'expliquait, mais qui s'affirmait impérieux et indiscutable.

Cependant on l'avait aperçu et on était venu à sa rencontre.
C'était la soeur sacristine.

Gaston salua.

Sa bonne mine, sa distinction manifeste, le ruban qu'il portait à sa boutonnière, produisirent leur effet ordinaire.

La soeur sacristine sourit.

— Vous désirez parler à madame la supérieure? demanda-t-elle avec le plus affectueux sourire qu'elle put trouver; il faudra alors que vous attendiez, car c'est l'heure de la prière, et vous ne pourrez la voir…

— Dieu me garde d'être importun! répondit Gaston; je puis revenir.

— Ce n'est pas la peine. L'entrée de la chapelle est libre, et, si vous le voulez, vous pourrez y attendre que madame la supérieure puisse vous recevoir.

Gaston fit un signe d'acquiescement et suivit la soeur.

Mais à peine eut-il fait quelques pas dans les couloirs qu'il devait traverser, qu'une sensation inattendue le saisit, et ce fut avec une surprise douloureuse qu'il constata combien le couvent dans lequel il venait de pénétrer différait de celui de Sainte- Marthe.