Au-dessus, on apercevait quelques tribunes également dissimulées, qui étaient spécialement réservées aux malades et aux infirmes. Et c'était tout.
Çà et là, quelques chaises pour les fidèles du dehors, un grand Christ d'ivoire se détachant sur une croix d'ébène et quelques reliques saintes pieusement conservées dans de petits coffrets à fermoir d'argent.
Mais Gaston ne donna aucune attention à ces divers objets, et, dès qu'il fut entré, son âme tout entière s'attacha à cette draperie jalouse qui lui dérobait la seule chose qu'il eût voulu voir.
Il avait presque oublié Mariette, tant il était absorbé par cette pensée unique.
D'ailleurs, depuis quelques secondes, un murmure confus, indistinct, s'était élevé de derrière la grille. De temps à autre, il entendait remuer une chaise, le bruit d'une toux opiniâtre arrivait jusqu'à lui, et son regard se faisait ardent, comme s'il eût voulu déchirer ce voile irritant qui l'arrêtait.
Toutefois, il finit par s'apaiser et prit une attitude plus calme.
Un silence profond s'était établi: l'office commençait.
Il s'agenouilla et laissa tomber sa tête dans ses deux mains, pour ne pas laisser surprendre les impressions multiples qui l'assaillaient, menaçant de lui enlever sa force et son courage.
Du reste, cela fut court.
Un quart d'heure à peine. Midi sonnait, quand le prêtre qui officiait donna sa bénédiction à l'assistance et regagna la sacristie à pas comptés.