Dragonne frappa du pied avec mutinerie.
—Voyez-vous, continua Gaston, qu’un coup de boutoir vous renverse, que vous soyez foulée aux pieds, fouillée par cette horrible bête? Il me sera fort glorieux, vraiment, de l’abattre lorsque vous serez blessée, et peut-être mortellement...
Ce que disait Gaston était d’une logique rigoureuse, et Dragonne le comprit parfaitement.
—Eh bien! lui dit-elle, prenons un moyen terme: rapportons-nous-en au sort.
—Non, dit Gaston, il y a mieux...
—Nous attaquerons tous deux.
—La lutte, il me semble, perdra fort de son héroïsme.
—Mais non, si l’on songe surtout que la laie a des marcassins.
—C’est juste, fit Dragonne. Allons, qu’il en soit comme vous voudrez.