«Après Gaston, ce sera Marc; après Marc, ce sera moi.

«MAUREVAILLES.»

Je les connais, ils viendront. Je les attends!...

C'est une fatalité, mon ami; mais je n'ai plus qu'un moyen de vivre tranquille avec ma femme et sa jeune soeur qui était restée à Paris et que nous avons attirée auprès de nous, c'est de tuer ces trois hommes l'un après l'autre...

Haydée ne sait rien.

Là finissait le manuscrit, qui ne portait plus qu'une signature, celle du marquis de Vilers.

Pendant un moment, le commis de mame Toinon demeura comme stupéfait.

Les pages qu'il venait de lire avaient produit sur lui une si vive impression qu'il se demanda tout d'abord s'il ne rêvait pas.

Puis sa jeune imagination s'éveilla. Il se sentit devenir homme. Il pensa:

—Pour avoir été si ardemment aimée par ces quatre officiers, cette comtesse Haydée, aujourd'hui marquise de Vilers, est donc bien belle? Qui la protégera maintenant? Et ce pauvre marquis que j'ai vu mourir, qui le vengera? Qui défendra sa mémoire? Où le trouver, ce baron de C... à qui est adressé le manuscrit?