Quant au cocher, qui ne portait pas de livrée, il avait, pour se préserver sans doute contre le froid de janvier, relevé jusqu'aux oreilles les collets de sa roquelaure, et les boucles de sa perruque lui cachaient en grande partie le visage.
Tony avait d'ailleurs bien autre chose à faire que de s'occuper de ce carrosse, qui appartenait probablement à quelque seigneur du voisinage.
Il lui tardait d'en finir.
Il examina rapidement la muraille du jardin et trouva bientôt l'aide qu'il cherchait.
Par-dessus la crête du mur, un gros arbre moussu laissait passer une branche comme pour inviter à s'en servir.
En sautant, l'apprenti saisit cette branche; puis, roidissant les reins et raccourcissant progressivement les bras, il exécuta ce que les gymnastes appellent le rétablissement.
Tout essoufflé de cet effort, il s'assit sur la branche pour se reposer un peu.
Le plus dur était fait. Il ne s'agissait plus que de descendre. Mais Tony dominait le jardin; il voulut en profiter pour s'orienter.
Comme il examinait les larges allées, se demandant laquelle conduisait directement à l'hôtel, un cri étouffé se fit entendre à quelque distance de lui, suivi d'un piétinement.
Puis les branches d'un fourré crièrent, froissées par la chute d'un corps.