Tony dégringola, plutôt qu'il ne sauta, du haut de sa branche et s'élança vers le point d'où partait le bruit.

Deux hommes luttaient en effet dans un fourré. L'un d'eux, qui tenait l'autre sous son genou et était en train de le bâillonner, était enveloppé d'un grand manteau.

Et, à la pâle clarté de la lune qui se levait, le jeune homme vit en pâlissant la couleur de ce manteau...

L'agresseur était un des Hommes Rouges!...

Quant à celui qu'on bâillonnait, Tony le reconnut également. C'était le vieux Joseph, l'ami, le valet de chambre du marquis.

Tony aussitôt s'élança au secours du vieillard.

Mais il se dit que la marquise était certainement en péril et qu'il fallait avant tout courir la défendre.

Le misérable, occupé à bâillonner Joseph, ne s'était pas aperçu de l'arrivée du jeune homme.

Celui-ci s'esquiva sans bruit et courut vers l'hôtel.

Comme il allait franchir la porte, une ombre se dressa devant lui.