—Mais, reprit La Rose, dont les yeux s'étaient remplis de larmes, comment est-il mort?

—Il a été tué.

—Par qui?

—Chut! dit Tony, il y a des noms qu'il ne faut pas prononcer en plein air. On vous dira peut-être un jour qu'il a été tué en duel. Ce n'est pas vrai. Il est mort frappé par une association composée de trois hommes qui devaient le provoquer tour à tour jusqu'à sa mort. Vous voyez bien que c'était vraiment un assassinat.

—On les tuera! dit La Rose à qui revint sa suffisance gasconne.

En ce moment, Tony et ses deux compagnons qui, tout en causant, avaient continué à marcher, se trouvaient à la porte du cabaret de maman Nicolo.

—Ah! moi, dit La Rose, je n'ai plus soif!

—Ni moi, dit le Normand.

—Ni moi! ajouta Tony. Mais entrons cependant.

—Pourquoi?