—Je veux voir sa fille, et puis... on cause mieux à l'écart. Nous prendrons un salon.

Ils entrèrent.

—C'est bizarre, dit La Rose, je ne vois ni maman Nicolo ni Bavette.

Le cabaret était désert.

Un garçon cabaretier qui trônait au comptoir reconnut le soldat La Rose, et, accourant, son bonnet à la main, témoigna, par son attitude, du respect qu'on avait dans l'établissement pour le parrain de Bavette.

—La patronne et mam'zelle sont dans Paris, dit-il, mais elles ne peuvent pas tarder à rentrer. Elles sont sorties depuis le matin. Qu'est-ce qu'il faut vous servir, monsieur La Rose?

—Rien, dit le soldat d'un ton bourru.

Et il alla s'asseoir dans un petit cabinet attenant à la première salle. Tony et le Normand le suivirent. Alors le jeune garde-française se penchant vers les deux vieux soldats:

—Est-ce que les lois militaires ne punissent pas de mort le soldat qui tue son officier? demanda-t-il.

—Oui, certes.