—Enfin! se dit-il en remontant sur les glacis du saut-de-loup. La marquise sera à nous!

Et il examina attentivement l'endroit où il était, pour être bien certain de retrouver sa route.

Le soir où nous sommes, il était entré seul dans le couloir secret où le nain l'attendait.

—Venez, dit celui-ci, j'ai trouvé.

Et il le conduisit dans le troisième couloir à droite, à partir de celui par lequel il avait gagné le centre de la toile d'araignée. A certain endroit, un mince filet de lumière, passant comme par le trou d'une épingle, traversait l'obscurité.

—Je trouve tout, je trouve tout, disait le nain en frétillant. Il y a un tableau mobile par lequel on peut entrer chez votre bonne amie. Seulement il faut attendre: le vieux comte y est. J'ai fait un trou. Vous pouvez voir!...

Maurevailles vit, eu effet, le magnat assis à table vis-à-vis de la comtesse Haydée.

Le vieillard était juste en face de lui. Il causait et souriait. Quant à la comtesse, qui lui tournait le dos, Maurevailles avait le droit de supposer qu'elle aussi causait affectueusement avec le magnat.

Il avait donc la rage dans le coeur. Vingt fois, l'envie lui prit de bondir dans la salle et de poignarder le comte de Mingréli et Haydée...

Mais il se contint, voulant attendre...