—Je suis l'un de ceux qui t'aiment et qui donneraient leur sang pour toi. Je suis l'un des Hommes Rouges. Souviens-toi de Fraülen. Je suis le chevalier Albert de Maurevailles.
La marquise, épouvantée, poussa un grand cri.
A ce cri répondit une autre exclamation.
Et des broussailles sortit, à vingt pas en avant du cheval, un jeune homme portant, lui aussi, l'uniforme des gardes-françaises.
Il s'élança pour barrer le passage, mais Maurevailles fit faire à son cheval un bond de côté et lui enfonça ses éperons dans le ventre...
Le cheval était passé... Le soldat, à pied, ne pouvait espérer le rattraper, ni même le suivre.
Mais il eut une inspiration subite.
Il tira son sabre et, avec la rapidité de l'éclair, le lança par la pointe vers les jambes du cheval.
L'arme tournoya en sifflant jusqu'à ce qu'elle eût atteint son but...
L'animal venait de s'abattre...