Bien au contraire, il était presque un personnage officiel.
Et bien que peu familiarisé avec les usages de la France, qu'il habitait rarement, le magnat se considérait comme tenu de faire les honneurs du château à son hôte.
Puis, le vieux comte n'oubliait pas que c'était grâce à l'intervention du jeune homme que ses gens avaient pu rejoindre le ravisseur, qui avait sur eux une forte avance.
Il se disait que Tony avait failli être tué par ce ravisseur et se rappelait les paroles d'adieu.
Il était donc certain que Tony devait avoir une haine mortelle pour Maurevailles et qu'au cas où celui-ci ferait une nouvelle tentative, son hôte pourrait aider à la déjouer et à la repousser.
Enfin, le magnat fut touché de la délicatesse du jeune homme qui, à son arrivée au château, choisit pour le colonel et ses officiers un pavillon situé à l'opposé de celui dans lequel se trouvaient les appartements de la marquise.
Au bout de deux heures, Tony était donc invité à circuler à sa guise dans le château.
Il en profita pour se rendre auprès de la marquise.
Il la trouva agenouillée au fond d'un petit boudoir.
Elle portait déjà des habits de deuil et pleurait.