Ni par vos prouesses,

De moi vous ne serez vainqueur.

Courez, courez, beau seigneur

—Mon Dieu! que faire? s'écria Maurevailles frappé douloureusement au coeur par cette gaieté navrante en un pareil moment.

—Ah! disait le magnat en se roulant sur le sol, tu ne pourras la faire sortir d'ici... elle mourra avec moi... je serai vengé!... vengé!...

—Laissez-la, montez, montez donc!... disait de son côté le nain, voyant que Maurevailles s'épuisait en efforts inutiles pour saisir Réjane.

—Non, ce serait une lâcheté... je la sauverai ou je mourrai avec elle!...

Et la poursuite recommença.

Le chevalier réussit enfin à s'emparer de la jeune fille. Il l'attacha solidement sous les bras et essaya de l'enlever.

Mais, ivre de rage, le magnat, malgré l'atroce douleur que lui causait sa blessure, s'était traîné jusqu'auprès d'eux. Au moment où Réjane allait s'enlever de terre, il saisit les plis flottants de sa robe et s'y cramponna désespérément.