Mais au lieu de répondre, celui-ci poussa un cri de terreur.
—Prenez garde! fit-il.
Le comte était debout!
Désespérant de se sauver, il avait tiré de sa ceinture un long poignard et allait eu frapper Maurevailles.
Celui-ci, les deux mains occupées par la corde qui soutenait Réjane, ne pouvait ni se sauver, ni se défendre.
—Je suis vengé, hurla le vieillard en baissant son arme pour frapper Maurevailles.
Il n'eut pas le temps de tuer le chevalier. Prompt comme l'éclair, le nain s'était emparé d'un lourd tabouret en bois de chêne sculpté et, visant bien, de façon à n'atteindre ni Maurevailles ni la jeune fille, l'avait jeté sur la tête de son ancien maître.
Le magnat s'abattit lourdement.
Sans perdre une seconde, le chevalier fit arriver Réjane jusqu'au plancher supérieur où elle fut reçue par le nain, qui la détacha et rendit la corde à Maurevailles.
Le magnat étourdi poussait des plaintes sourdes. Maurevailles fut pris de pitié.