Le nain s'amusait énormément.

Mais qui venait ainsi, tout à coup, l'interrompre et peut-être venger sa victime?

Le nain, voyant la porte s'ouvrir, s'était élancé dans la cheminée. L'imminence du danger lui avait suggéré une idée; celle de grimper dans le tuyau où, petit et malingre, il se fût facilement glissé.

Mais, au milieu du tuyau, deux grosses barres de fer défendaient le passage.

Impossible d'aller plus haut.

Or, le nouvel arrivant n'était autre que Maurevailles.

Le chevalier, nous l'avons déjà dit, n'avait pu, sans répugnance, abandonner le magnat à cette mort affreuse. Il l'eût, sans remords, cloué de son épée contre une porte. L'idée de le voir mourir de faim le faisait frissonner.

Quand il s'était sauvé avec Réjane, il avait tenté vainement d'arracher le vieillard à ce sépulcre anticipé. Nous l'avons vu ensuite chercher, avec le marquis de Langevin, la chambre où était pratiquée la trappe, chambre qu'il n'avait pas trouvée, n'ayant pas eu, comme le nain rusé, l'idée d'en marquer la porte.

Profitant de l'heure de répit laissée au régiment avant le départ, Maurevailles revenait seul, pour porter une troisième fois, secours à son ennemi vaincu.

Comme il cherchait à s'orienter, des cris affreux frappèrent son oreille. C'était la voix du magnat qui, passant par la trappe ouverte, arrivait jusqu'au dehors.