Mais parmi ces hommes étaient, comme nous l'avons vu, le cornette Tony et le mystérieux combattant qui semblait depuis un mois le protecteur de l'armée...

Ce fut donc avec une véritable tristesse que les Français entrèrent le lendemain matin dans la citadelle d'Anvers.

Comme toute l'armée, Lavenay, Maurevailles et Lacy entendirent parler de l'explosion du bastion et des victimes que cette explosion avait faites.

Ils eurent en même temps la clef du mystère qu'ils n'avaient pu jusqu'alors pénétrer.

Le sergent du régiment de Bourgogne, qui marchait le dernier dans la petite troupe commandée par Tony, n'était pas mort.

Il avait eu la chance de retomber dans les fossés de la citadelle. L'eau avait amorti sa chute.

Interrogé, il raconta l'apparition de l'homme mystérieux et dit le nom dont Tony avait salué cet homme.

Le combattant inconnu était celui que, de nouveau, ils appelaient «le traître».

Ils comprenaient maintenant pourquoi le marquis n'avait été vu par eux, ni au milieu des vivants, ni au milieu des morts.

Ils comprenaient aussi pourquoi il n'avait jamais combattu au milieu des gardes-françaises.