De noces avec Maurevailles qui n'était pas sorti de sa pensée.
Elle restait de longues heures dans le boudoir de la marquise, essayant ces petits vêtements d'enfant, les examinant dans tous les sens, jouant avec eux.
Le temps s'écoulait ainsi.
Un jour que la marquise était sortie, sous l'escorte du vieux Joseph, pour se rendre à l'église de Saint-Louis, une personne, vêtue en femme du peuple, se présenta à l'hôtel de Vilers, demandant à parler à la marquise.
Obéissant à la consigne qu'il avait reçue, le suisse lui barra le passage.
La femme insista. Elle avait, disait-elle, un dépôt à rendre à madame de Vilers.
Mais les événements, qui s'étaient passés lors de l'enlèvement de la marquise par le magnat, avaient rendu le suisse prudent.
—Quelle que soit votre mission, dit-il à la femme, j'ai ordre formel de ne laisser entrer personne sans l'autorisation de M. Joseph.
—Et où est-il, ce M. Joseph? demanda la femme.
—Il est sorti avec madame la marquise. Revenez dans une heure.