—Lâche! lâche! cria-t-il.

—Viens, Lacy, dit Maurevailles en ouvrant la porte. Monsieur le baron, vous êtes chez vous. Soyez tranquille, nous reviendrons!

XV

SOUS LA TONNELLE

Le baron de Chartille resta tout décontenancé par la fuite de Lacy et de Maurevailles. Certainement il s'attendait à tout autre chose qu'à ce dénouement.

Il se demanda un instant s'il ne devait pas monter à cheval et courir après les fugitifs. Mais le soin de rechercher le marquis de Vilers et Tony le retenait aux Pays-Bas.

Il prit donc le parti de retourner chez lui où le nain l'attendait. Il avait hâte de causer avec cet étrange personnage et de savoir quel parti il en pourrait tirer.

Le trajet suffit à calmer le vieillard qui se creusa la tête pour combiner un plan de campagne. Il tenait plus que jamais à arriver promptement à son but.

On était alors en plein été et le beau soleil, qui faisait reluire au loin les casques et les armes, rendait au centenaire ses forces de vingt ans. Il lui semblait encore être à l'époque où à peine sorti de page, il faisait ses premières armes.