—À vous, notre meilleur ami, que je chargerai de le porter en lieu de sûreté.

—Mais comment parviendrez-vous à faire consentir à cela votre soeur, dont vous connaissez les préventions contre moi?

—Je ne lui dirai rien. Je prendrai l'enfant et je vous l'apporterai. Voulez-vous?

—J'accepte avec bonheur, pour vous être utile. Maurevailles touchait enfin à son but. L'enfant allait lui être livré.

Il ne s'agissait plus que d'attendre.

Quelques jours s'écoulèrent encore. La délivrance tardait.

Enfin, un soir, Réjane dit à Maurevailles:

—Je n'ai que quelques instants à vous accorder. Ma soeur commence à être fort souffrante.

—Alors, je ferai peut-être bien de rester ici?

—Non, le médecin n'attend pas la naissance avant demain.