—Qu'importe? Pour vous être agréable, chère Réjane, et pour être utile à la marquise, je puis veiller...

—Ce serait peine inutile.

—Comment cela?

—La nourrice n'arrivera que demain soir. Elle sera logée dans une des chambres attenantes à l'appartement de ma soeur, qui tient à ne pas perdre de vue son enfant...

—Parfaitement.

—Joseph, notre vieux et dévoué serviteur, sera chargé tout spécialement de veiller sur lui. Il n'y a donc rien à craindre d'ici demain soir.

—Parfaitement. Mais alors comment ferez-vous pour m'amener le cher petit être?

—Soyez sans inquiétude. J'ai vingt-quatre heures pour choisir un moyen. Revenez demain à pareille heure. Je vous promets que le traître Lacy sera trompé dans son espoir... Mais, vous me répondez au moins de la sûreté de l'enfant? Cher petit trésor!... Ce serait la mort de ma soeur, si elle le perdait.

—Doutez-vous de ma sollicitude, ma bien-aimée? Ah! soyez tranquille; je le jure par tout l'amour que j'ai pour vous! Ce cher mignon sera entouré de tous les soins qu'il aurait eus chez sa mère... O ma Réjane, ayez confiance en celui qui vous aime...

—C'est que c'est peut-être mal, ce que je fais-là?