—Chut! dit le marquis, c'est que ma femme et sa soeur ont eu un singulier caprice.
Mame Toinon regarda le marquis.
—Ces dames, continua-t-il, ont imaginé de s'en aller ce soir au bal de l'Opéra, déguisées en bergères.
—Et vous les accompagnerez, sans doute?
—Naturellement.
—Déguisé en berger?
—Ou en faune, je ne suis pas encore bien fixé. Je viens donc vous prier, ma chère Toinon, de m'envoyer, le plus tôt possible, plusieurs costumes complets de bergères. Ces dames choisiront.
La costumière regarda Tony. Tony se tenait immobile dans le coin le plus obscur de la boutique depuis l'entrée du marquis.
—Mon mignon, lui dit mame Toinon, tu iras chez M. le marquis.
—Mais, fit ce dernier, il est bien plus simple que ce garçon vienne avec moi tout de suite.