—Non pas, général!
—Plaît-il? fit M. de Langevin.
Alors j'expliquai au colonel-général que j'avais besoin de quitter le camp et que, pour le camp tout entier, je devais avoir reçu de lui une mission secrète des plus importantes.
—Mais pourquoi tous ces mystères? fit le marquis.
—Il faut que je sauve l'honneur d'une femme, répondis-je.
Le marquis était un parfait galant homme.
—S'il s'agit d'une femme, me dit-il, je n'insiste pas, gardez votre secret... et partez!...
—Mais ce n'est pas tout, général, lui dis-je.
—Que voulez-vous encore?
—Un mot pour le major Bergheim qui commande Fraülen. Il faut que je m'introduise dans la place et que, pendant trois jours, on m'y laisse vivre à ma guise, sans me traiter en ennemi.