Le marquis de Langevin se fit apporter une plume et écrivit la lettre suivante:

«Monsieur le major,

«Un de mes officiers qui, de plus, est mon ami, a perdu son coeur dans les rues de Fraülen dimanche dernier; il demande quelques jours pour le retrouver, et je vous engage ma parole de militaire qu'il ne s'occupera ni de stratégie ni de politique.

«Je suis, monsieur le major, le plus obéissant de vos serviteurs,

«Marquis DE LANGEVIN,

«Colonel-général, mestre-de-camp.»

—Avec cette lettre, me dit le marquis, vous ferez à Fraülen tout ce que vous voudrez.

—Merci, général.

—Il est inutile de vous demander, ajouta le marquis, si je dois vous garder le secret?

—Un secret absolu, s'il vous plaît, général!