Aroun fut frappé de cette réflexion, il interrompit aussitôt sa fille et lui dit:

—Cherche de suite un époux, je veux te marier.

—J’en ai un, répondit Namouna.

—Ah! vraiment? fit Aroun en souriant.

—J’en ai même deux, continua Namouna.

—Hum! fit le roi, il y en a un de trop, ce me semble; le prophète n’a point permis que les femmes eussent un harem.

—Aussi choisirai-je...

—Eh bien! choisis...

—C’est que, dit Namouna, je suis bien embarrassée...

Et elle conta à son père le sujet de son embarras.