Ils s’arrêtèrent essoufflés et respirèrent quelques secondes.
Puis ils se remirent en garde et le combat recommença.
Il recommença sans autre issue que celle de lasser le bras et le poignet des deux champions. Quant à leur poitrine, elle paraissait invulnérable.
Tout à coup don Fernand fit un saut en arrière et jeta son épée.
—Mon gentilhomme, dit-il à don Paëz, puisque nous nous heurtons vainement sans nous pouvoir entamer, voulez-vous essayer d’un autre jeu?
—Je le veux bien, mon maître. Quel est-il?
—J’ai chez moi, dans le logis que le roi me donne en son palais, une fiole d’un poison qui foudroie plutôt qu’il ne tue.
—Après? dit froidement don Paëz.
—J’ai pareillement, poursuivit don Fernand, un cornet et des dés.
—Très bien! Je comprends.