Et le noble jeune homme tomba pour ne plus se relever.

Don Paëz posa la main sur ce cœur dont la dernière pulsation venait de s’éteindre, et il dit:

—Dors en paix, jeune brave, les martyrs seront vengés!

Puis, tirant son épée:

—Maures! cria-t-il, vous avez eu raison de m’acclamer pour roi, vous avez eu raison de croire en don Paëz,—la journée de revers que vous avez subie coûteras cher à vos vainqueurs!

Alors, se tournant vers Hector:

—Prends, lui dit-il, dans ce coffre autant de rubis, de perles et de richesses qu’il en faudra pour acheter une armée; cours à Naples et dis à notre frère Gaëtano d’enrôler des lansquenets allemands, et des marins génois pour me venir en aide!

—J’irai, dit simplement Hector, et nous te sauverons!

CHAPITRE QUINZIEME