—C’est mon amour qui te tue, répondit sourdement la princesse; Paëz, tu avais raison, l’amour et le génie ne peuvent marcher côte à côte...
Un éclair de colère jaillit de ses yeux.
—C’est vrai, dit-il froidement.
—Eh bien! reprit-elle avec l’enthousiasme de l’abnégation, prends ta dague, Paëz, prends-la, et tue-moi.
Il frissonna et fit un pas en arrière.
—Frappe! continua-t-elle en lui présentant le sein; moi morte, peut-être triompheras-tu?
Elle saisit elle-même la dague qui pendait à son flanc et la lui présenta.
Don Paëz sentit le délire gagner sa tête et voiler son regard; il prit l’arme, son bras se leva et fut sur le point de retomber...
Mais soudain il poussa un éclat de rire strident et jeta l’arme loin de lui.
—Je suis fou! dit-il.