Il la pressa sur son sein, leurs haleines se mêlèrent; ils vécurent de la même vie et leurs cœurs battirent l’un sur l’autre...

Puis don Paëz se dégagea brusquement de cette dernière étreinte, il leva sa dague et frappa.

La princesse tomba souriante et mourut sur-le-champ en murmurant: Adieu... je t’aime!...

—Je te suis, répondit don Paëz, qui jeta sa dague et prit son épée pour s’en frapper...

Mais soudain un bruit sourd, étrange se fit sous ses pieds. Le sol parut ébranlé, et tout à coup, comme il chancelait, une partie du parquet en boiserie vola en éclats, une hache apparut mettant à nu l’orifice d’un passage secret, un homme suivit cette hache...

C’était Hector!

—Il est temps, exclama-t-il, à moi! à moi, Gaëtano!

Gaëtano s’élança à son tour et arracha l’épée aux mains de don Paëz.

—Frère! frère! s’écria Hector hors de lui, un navire est au large; un canot est amarré au roc, et cet escalier, connu d’un marin génois, et qu’il nous a montré y aboutit. Viens, frère, viens!

Don Paëz lui montra le cadavre de la princesse.