—Je te paierai. Marche.
L’objection était levée. Le juif marcha.
—Allons d’abord chez toi, dit don Paëz.
Le juif, après quelques centaines de pas, s’arrêta devant la porte de la maison où il avait son échoppe, et qu’habitait la famille d’Aben-Farax.
Un soldat heurta cette porte avec la crosse de son mousquet.
La porte demeura close longtemps et ne s’ouvrit enfin qu’avec précaution sous la main d’un vieillard débile et courbé, qui demanda d’une voix tremblotante à qui on en voulait chez lui.
—A vous, répondit don Paëz.
Et, sur un signe du gouverneur, deux soldats appuyèrent le canon de leur mousquet sur la poitrine du vieillard qui recula tout tremblant.
—Vous êtes le père d’Aben-Farax? demanda don Paëz.
—Oui, monseigneur.