—Don Paëz, dit gravement Aben-Farax, on ne retrouve point le cœur d’un roi, pas plus que le cœur d’une maîtresse. Votre faveur est sapée; le roi ne vous aime plus, car il sait tout...
—Quoi! tout?
—Il sait que vous aimez l’infante.
—Il se trompe, mon maître; je veux seulement qu’elle m’aime.
—C’est ce que je voulais dire. Eh bien! don Paëz, si l’infante vous aime, et j’en suis assuré, du reste, vous ne l’épouserez jamais...
—Peut-être?
—Vous épouserez la sœur de mon roi, celle que vous appelez la gitana.
—Jamais.
—Ne vaut-elle point une infante d’Espagne?