—Où est le roi? demanda-t-il.
—Que lui voulez-vous?
—Je viens de la part de don Paëz.
—Que dites-vous? s’écria la gitana.
—Je dis que don Paëz a été disgracié et condamné à mort par le roi d’Espagne.
La gitana poussa un cri et chancela.
—Rassurez-vous, se hâta de dire Juan, il a fui... il est sorti de l’Albaïzin escorté par cinq cents lansquenets qu’il avait pris à sa solde et il s’est dirigé vers le camp du roi Aben-Humeya.
—Et après? demanda la princesse, devenue blanche et froide comme une statue.
—En route, il a appris que le roi se rendait ici pour vous voir, et il a pris le chemin du castel pour le joindre au lieu d’aller rallier l’armée maure.
—Mon Dieu! s’écria la princesse hors d’elle-même, où est-il, et pourquoi arrivez-vous avant lui?