Don Paëz rejeta sa trompe sur l’épaule, reprit la gitana dans ses bras et s’élança dans la direction qu’avait suivie la fanfare du roi Robert, en arrivant jusqu’à lui.
A l’horizon des bruyères et à l’extrémité du plateau qu’il foulait, le gentilhomme remarqua la lisière d’une grande forêt de chênes noirs, du milieu desquels semblait être partie la première note du cor de chasse; il y dirigea sa course, et bientôt, aux clartés naissantes du jour, il vit étinceler des armures au travers des arbres.
Bientôt encore un cavalier sortit du bois et s’élança au galop à sa rencontre.
C’était Hector lui-même.
—Frère, lui cria-t-il, est-ce toi?
—C’est moi, répondit don Paëz, moi le roi!
—Toi le roi?
—Depuis une heure, répondit-il, au moment où il touchait presque au cheval d’Hector.
—Eh bien murmura Hector frémissant, ta couronne devient ton arrêt de mort... Tiens, ajouta-t-il, étendant sa main vers le sud-est, écoute... n’entends tu pas un bruit lointain de mousqueterie?
—En effet... Quel est ce bruit?