Et le soir, en effet, comme il s'endormait, vaincu par la lassitude, sur son pauvre petit matelas d'un pouce d'épaisseur, il entendit de nouveau à travers la porte cette voix consolatrice qui ajouta: «Ne te désespère pas, tu sortiras bientôt d'ici.»

Le lendemain et les jours suivants la même vie recommença pour le pauvre enfant.

Chaque soir la voix mystérieuse fit battre son coeur d'espérance.

Enfin, le samedi arriva.

A sept heures, les condamnés entrèrent deux par deux dans la grande salle des moulins.

M. Whip marchait à leur tête.

Chaque condamné alla se placer devant sa place habituelle.

Celui qui s'était reposé le dernier, la veille, monta s'accrocher à la barre transversale et posa ses deux pieds sur la palette.

L'autre s'assit au bas de la stalle attendant son quart d'heure.

Puis quand les quatre cylindres furent garnis, les surveillants, perchés sur leurs tabourets, M. Whip fit un signe et les clavettes qui retenaient chaque roue immobile furent enlevées.