—Celui-ci lui avait souvent reproché sa férocité et avait même adressé des plaintes au directeur qui, deux fois, avait puni M. Whip.
Néanmoins, M. Bardel n'avait pas osé suspendre l'homme-fouet de son service ce soir-là, et il l'avait laissé dans ce corridor où on avait logé en cellule les ouvriers libres et les condamnés les plus jeunes, parmi lesquels se trouvait Ralph.
Les gardiens se relevaient de deux en deux heures pendant le jour et de quatre heures en quatre heures pendant la nuit.
De six à huit heures, M. Whip était allé dîner à la cantine des gardiens, juste au moment où M. Bardel enfermait les condamnés, glissait un poignard à John Colden et laissait ouvertes la cellule de ce dernier et celle de Ralph.
Seulement, le gardien-chef savait que M. Whip devait reprendre le service de huit heures à minuit.
M. Whip n'était pas plus aimé des autres gardiens qu'il ne l'était des condamnés, à une exception près cependant.
Le proverbe «Qui se ressemble s'assemble» est de tous les pays.
Or, il y avait à Gold Bath field un autre gardien, habituellement employé dans la salle des cordages, qui ne le cédait guère en procédés à M. Whip.
Ce gardien se nommait Jonathan.
C'était le seul qui aimât M. Whip et le comprit.