Mais ce prêtre n'était point l'abbé Samuel.
C'était un ministre protestant.
Car si la loi anglaise accorde au condamné catholique la grâce de voir un ministre de sa religion, ce n'est que lorsqu'il a refusé inflexiblement les secours d'un prêtre anglican.
Le ministre savait que John Colden était catholique.
Aussi, n'était-il entré dans sa cellule que pour la forme et en était-il ressorti aussitôt.
Le gouverneur était venu ensuite, accompagné du shérif, qui avait demandé à John si, au moment suprême, il ne voulait pas dénoncer ses complices.
John avait répondu négativement.
A midi, le prêtre catholique s'était présenté.
Celui-là, c'était l'abbé Samuel.
John avait, en le voyant, perdu son impassibilité, et quelques larmes avaient subitement roulé dans ses yeux.