Il n'y avait qu'un corridor à traverser pour atteindre la cuisine.

C'est par là, on le sait, que le condamné sort pour mourir.

On avait tendu dans la cuisine deux grands draps blancs qui masquaient les fourneaux et formaient comme une ruelle.

La porte qui allait s'ouvrir sur l'échafaud était encore fermée, mais on entendait, au travers, les trépignements et les sourds frémissements de la foule impatiente de voir mourir un homme.

En ce moment John Colden sentit un peu de sa force d'âme l'abandonner.

Comment pouvait-il croire encore qu'on allait le sauver?

C'est à cette dernière minute qu'on offre au condamné un verre de gin.

Le cuisinier se présenta donc avec un plateau sur lequel était un verre plein.

John Colden le refusa.

—A quoi bon? dit-il.