»On pourrait s'entendre avant cela avec les cabinets de Vienne et de Berlin pour qu'ils secondassent près du roi des Pays-Bas l'offre faite par la France et l'Angleterre.
»Le traité présenté au roi des Pays-Bas devrait être par lui accepté purement et simplement sans discussion.
»En cas d'acceptation, les mesures coercitives cesseraient immédiatement et l'embargo serait levé.
»En cas de refus, on négocierait l'occupation provisoire de Venloo et du Limbourg avec la Prusse.
»Après avoir réglé ces préliminaires, on appellerait la conférence pour modifier le traité du 15 novembre, de concert avec la Hollande et la Belgique, si la Hollande s'était montrée animée d'un esprit de conciliation, ou pour trouver à la question belge un dénouement indépendant de la volonté du roi des Pays-Bas.
»Ce dénouement consisterait:
»1o A régler un statu quo tel qu'il dût bientôt amener le roi des Pays-Bas à accepter le traité;
»2o A placer le territoire belge sous la garantie de l'Europe, en assurant à la Belgique un secours suffisant pour qu'on pût l'obliger à désarmer sans lui laisser l'inquiétude d'aucune invasion.»
Je ne pus communiquer immédiatement ce projet à lord Palmerston qui s'était absenté de Londres pour son élection, rendue nécessaire par la dissolution du parlement. Il m'avait annoncé son retour pour le 22 décembre seulement. Je le vis le lendemain, et voici le compte rendu de notre entretien.