Le docteur Maure sera ici dans une huitaine de jours. Son élection au conseil général est assurée ; mais il est bien aise to make it sicker, comme disait le grand ancêtre de l'impératrice.
Adieu, mon cher Panizzi ; j'ai fait vos compliments avant-hier : on désirerait beaucoup que vous vinssiez passer quelque temps ici. J'ai répondu que vous étiez devenu fort paresseux. Au fait, comment vous trouvez-vous de l'électricité? Portez-vous le mieux possible, et buvez frais.
CLXXXIV
Paris, 7 juillet 1870.
Mon cher Panizzi,
Notre belliqueuse nation a pris fort mal l'idée d'une guerre. Vous avez vu quelle panique il y a eu hier à la Bourse après la déclaration de M. de Gramont! Je ne comprends pas qu'il y ait possibilité de guerre, à moins que, pour quelque raison à moi inconnue, M. de Bismark ne la veuille absolument. Rien qu'en laissant le champ libre aux carlistes et aux alphonsistes, nous pouvons allumer la guerre civile en Espagne, et, avec un peu de bien joué, je crois qu'il serait possible de détacher les provinces basques du reste de la Péninsule et d'en faire un petit État indépendant sous notre protection. Ce qui me paraît probable, c'est que l'affaire avortera par l'intervention de toutes les puissances. Le rôle de notre opposition est bien vilain.
Adieu, mon cher Panizzi ; je suis si patraque, que je me sens tout fatigué de vous avoir écrit ce petit mot. Miss Lagden et mistress Ewer vous envoient tous leurs compliments. Vous ne sauriez croire toutes leurs bontés pour moi. Elles me veillent jour et nuit.
CLXXXV
Paris, 17 juillet 1870.
Mon cher Panizzi,