[295] La connétable, dans son Apologie, destinée à être mise sous les yeux du public, se garde bien de parler de ces deux épisodes du cardinal Chigi et du chevalier de Lorraine. Elle n'eut pas la même prudence dans la relation qu'elle avait adressée à un ami intime, et qu'une indiscrétion fit tomber entre les mains d'un éditeur anonyme.
[296] Les Mémoires de M. L. P. M. M. Colonne, grande connétable du royaume de Naples, etc.
[297] Dans son Apologie elle donne une description de cette petite maison, mais elle ne dit pas un mot de l'épisode qui s'y rattache. Voici ce que la connétable dit de ce pavillon dans son Apologie: «Nous cherchâmes un lieu plus assuré dans le Tibre, proche duquel nous envoyâmes faire une cabane pour nous y déshabiller, et où il y avait une galerie, qui régnait jusque sur le bain, le tout composé de cannes, de feuilles, de rameaux, mais avec tant d'art que tout le monde la regardait avec admiration.»
[298] Xénocrates, un des plus illustres philosophes de l'ancienne Grèce. On remarquera que Marie Mancini écrit son nom à la manière italienne, l'x n'existant pas en italien.
[299] Le Ghetto, quartier des juifs à Rome.
[300] Les Mémoires de M. L. P. M. M. etc. En parlant du chevalier de Lorraine, la duchesse de Mazarin dit dans ses Mémoires que sa sœur «s'était fait des affaires avec tout Rome pour lui et pour son frère. On ne pouvait, ajoute-t-elle, les souffrir partout ailleurs que chez elle, et elle s'était déclarée pour eux dans des occasions assez délicates contre le cardinal Chigi et le connétable même...»
[301] Voir la savante dissertation de M. Monmerqué dans la Biographie universelle de Michaud, aux mots: Henriette-Anne d'Angleterre.
[302] Voilà un passage qui garantit la parfaite authenticité des Mémoires de la duchesse de Mazarin, uniquement attribués jusqu'à présent à Saint-Réal.
[303] Apologie, ou les véritables Mémoires de Madame Marie Mancini, etc.
[304] Les Mémoires de M. L. P. M. M., etc. La duchesse de Mazarin dit dans ses Mémoires, ce qui est confirmé par la connétable dans son Apologie, qu'elle fit tous ses efforts pour dissuader sa sœur de quitter son mari, en lui citant son propre exemple. «Les déplaisirs, dit-elle, qu'une pareille équipée m'avait attirés me donnèrent une éloquence extraordinaire, mais la même étoile qui m'avait conduite en Italie la poussait en France.»