La communauté de langue, de traditions, de légendes, de coutumes qu’on rencontre chez eux affirme leur homogénéité nationale. Ces coutumes, légendes, traditions, langue, permettent aussi d’établir leur filiation et de retrouver leur habitat primordial. Ce sont autant de racines par lesquelles ils se rattachent aux races de l’Extrême-Orient. Un groupe de ces indigènes, qui ne put franchir le pont naturel des îles Aléoutiennes, se trouve encore dans le Kamtchatka sibérien comme pour attester l’origine des peuplades hyperboréennes du Nouveau-Monde.



Les traits mêmes de leur visage trahissent leur étroite parenté avec les peuples d’Asie. L’expression spontanée qui les accueille, dès qu’ils paraissent parmi les Blancs, ne varie point:

—Mais ce sont des Japonais!

En effet, mêlés aux jaunes de l’archipel du Soleil Levant, ils ne s’en distingueraient guère.

Le Père Petitot traça des Esquimaux ce portrait:

Un visage presque circulaire, aux traits larges et plats de la race mongolique, plus large aux pommettes qu’au front, lequel va se rétrécissant; des joues grasses, potelées, rebondies; un occiput conique; une bouche large, toujours béante, à lèvre inférieure pendante; une petite barbe de bouc, claire et raide comme leur chevelure; de petits yeux noirs bridés et obliques comme ceux des Chinois, brillant d’un éclat tout ophidien; un teint bistré et mat, tirant sur l’olivâtre; des cheveux gros, plats, cassants et d’un noir d’ébène...