Docteur, ta compagnie est de grande valeur.

LE VIZIR. — Sire, Struti-Bhushan sait reconnaître son propre mérite à un centime près. Venez Struti-Bhushan, hâtez-vous. Allons recueillir toutes les richesses nécessaires pour votre trésor de dévotion. La richesse a la mauvaise habitude de disparaître très vite et, si nous ne faisons pas diligence, il en restera bien peu pour nous permettre d’honorer votre sacrifice avec toute la splendeur désirable.

STRUTI. — Oui, Vizir, partons. (Au Roi.) Puisqu’il fait tant de bruit pour si peu de chose, il vaut mieux commencer par l’apaiser. Je reviendrai ensuite vers vous.

LE ROI. — Docteur, j’ai peur qu’un jour vous ne quittiez ma royale protection, pour vous retirer dans la forêt.

Sire, aussi longtemps que je trouverai le contentement d’esprit dans le palais d’un Roi, j’y serai aussi heureux que dans un ermitage. Il faut à présent Sire que je vous quitte. Partons, Vizir.

(Le Vizir et le Docteur partent.)

Oh Dieu ! Que vais-je faire ? Voici le poète qui vient vers moi. Il va me faire oublier toutes mes bonnes résolutions. Oh ! Mes cheveux gris, couvrez mes oreilles de façon à ce que les paroles séduisantes du poète ne pénètrent pas en elles !

Roi qu’avez-vous ? J’entends que vous voulez renvoyer votre poète ?

Que puis-je attendre des poètes, quand la poésie m’apporte un message de mort ?

Quel message de mort ?