Cette poitrine, ce signe… toute cette blancheur et cette marque de deuil ? Où avais-je vu encore de la blancheur et du deuil, un long deuil rejeté en arrière comme le voile d’une veuve ?

— La noyée ! Tonnerre de sort ! C’est la noyée du dos de la Baleine

En m’endormant, je guignais la photographie de la mauresque de Malte, je pensais à ma jolie petite promise, mais… mais ce fut la noyée qui me suça les moelles du fond d’un cauchemar atroce, ce fut la noyée du vieux qui m’eut tout entier, corps et âme.

Parce que les mystères du rêve sont les avertissements de Dieu.

IX

Je tournais mon béret dans mes doigts gourds, ne trouvant plus une parole de politesse.

Je m’étais assis près de cette vieille qui reprisait des bas, et j’avais baissé la voix pour lui dire honnêtement toute l’impatience qui me torturait.

— Vous pensez bien, me répondit-elle, que de ce temps-ci on pouvait pas l’attacher !… Elle est sortie, ma nièce. C’te coureuse de gamine, lui faut de la route dans les jambes pour qu’elle dorme sa nuitée ?

Je m’imaginais pas, avant ce matin-là, qu’on put être malheureux aussi simplement.

Je ne me serais pas mis sur la chaise, près de la vieille, que je serais tombé tout de mon haut.