Marcus s’arrêta, semblant inventorier le nœud de sa cravate.
— Achève ! cria Fulbert, bondissant tout à coup, les yeux pleins de phosphore.
— … Pas même les saletés du dortoir de l’école, souffla Marcus qui, d’instinct, se recula devant Fulbert debout. Celui-ci avait levé le bras et le laissa retomber brusquement ; un éclair jaillit de son poing fermé qu’il mit sous le menton du jeune homme.
— Regarde cela, Monsieur ! rugit Fulbert.
— Quoi, cela, tu es fou ! soupira Marcus, détournant la tête.
— Je te dis de regarder cela ou de me regarder en face. Choisis !
Marcus, chose étrange, préféra regarder ce qu’on lui montrait, le poing tendu.
C’était un bracelet d’argent sur lequel on lisait en lettres de turquoises : Marcus est à Fulbert.
— Si pauvre que je puisse être, je ne l’ai pas encore… lavé.
— Eh bien, répliqua Marcus, haussant les épaules, ça prouve que les turquoises sont fausses. Tu n’en aurais jamais eu de quoi fleurir le corsage de ta maîtresse, mon cher. Rends-le-moi, dis ? Ces enfantillages-là sont quelquefois encombrants pour l’avenir.