Amener.—Amener des preuves, anglicisme (to bring proof); dites: donner, produire des preuves.

Amicablement.—N’est pas français. Dites: amicalement, à l’amiable, selon le cas.

Amont.—Terme dont on se sert pour indiquer le côté d’où vient un fleuve, une rivière. Ne s’emploie guère qu’avec la préposition de. Le vent est d’amont, il souffle d’amont. En amont de la ville, du pont. Mais on ne doit pas dire: Amont la côte, pour en haut de la côte.

Amour.—Etre en amour, tomber en amour. Ces deux expressions doivent être évitées à tout prix comme choquantes. Elles n’ont pas du tout en français le sens qu’on leur donne ici et ne s’appliquent qu’aux animaux. Ne dites donc pas: Il est en amour, ils sont tombés en amour, mais: Il est amoureux, ils s’aiment. Etre en amour, tomber en amour, dans le sens qu’on leur donne ici, sont des anglicismes.

Amourettes.—Terme populaire. Moelle que l’on détache des reins du veau et du mouton, et dont on fait des plats recherchés. Ne pas confondre ce mot avec animelles.

Ampas.—Corruption de lampas: engorgement ou allongement de la membrane qui tapisse le palais du cheval près des dents incisives.

Amunition.—Dites: munition (pour la chasse, l’armée, etc.). Ce mot s’emploie surtout au pluriel. Des munitions. Amunition était français autrefois, mais n’est plus employé.

Amusard.—Corruption du mot musard: qui perd son temps à des bagatelles.

Anguille brûle (l’).—Se dit en bon français cache-tampon: jeu d’enfants dans lequel on cache un mouchoir roulé en tampon; celui qui le trouve s’en sert pour frapper ses camarades en les poursuivant.

Animaux.—On appelle animaux, tous les êtres vivants et animés qui ne sont pas doués de raison. Le moustique comme l’éléphant est un animal. Les bestiaux sont l’ensemble des animaux domestiques faisant partie d’une ferme ou d’une exploitation agricole. C’est donc une faute d’employer animaux pour bestiaux. Dites: Le commerce de bestiaux.