Barrer, Bâcler.—une porte signifie la fermer en mettant une barre ou bâcle par derrière; et la débarrer ou débâcler, ôter cette barre ou bâcle. C’est une faute de se servir de l’expression barrer ou bâcler pour fermer à clef, et de débarrer pour ouvrir une serrure.
Barrure.—C’est une faute d’appeler barrure ce qui sert à barrer, à assujétir une porte. (V. [Barrer].) Il faut dire barre, bâcle, ou verrou, selon le cas.
Bas.—On confond toujours, ici, les bas, les chaussettes, les chaussons. En France, les bas montent jusqu’aux genoux au moins; les chaussettes ne montent qu’à mi-jambe; les chaussons couvrent le pied seulement. V. [Chaussons].
Le bas d’une porte désigne la partie inférieure de la partie mobile de la porte. Il ne faut pas dire le bas, mais le pas de la porte, si l’on veut parler de la pierre que l’on met au bas d’une porte, et qui diffère du seuil en ce qu’elle avance au delà du mur, en manière de marche: Etre sur le pas de la porte. Le seuil est la pièce de bois ou de pierre qui est au bas de l’ouverture de la porte. Cette distinction n’est pas observée dans la pratique, et l’on peut indifféremment dire le pas ou le seuil de la porte.
Bascul.—(Ba-cu). Désigne, en français, une pièce du harnais. Est une faute dans le sens de palonnier: pièce du train d’une voiture à laquelle sont attachés les traits.
Basement.—Le mot soubassement est souvent employé ici comme traduction du mot anglais basement. La vraie traduction de basement est sous-sol. Quant au soubassement, c’est la partie inférieure d’une construction sur laquelle semble porter tout l’édifice.
Bâtiment.—A chaque instant, on voit dans les journaux ce mot employé dans le sens de dépendances. C’est une faute.
Bâtiment est un terme générique désignant tous les édifices publics et privés, plus particulièrement ceux qui servent à l’habitation. On dit bâtiments de service pour désigner les écuries, les granges, les hangars et les communs.
Bâtir.—On ne doit pas employer le mot se bâtir, d’une façon absolue, dans le sens de se construire une demeure, et dire: Il va se bâtir, au lieu de: Il va se construire une maison, une demeure. On ne doit pas dire non plus: C’est lui qui va bâtir un tel, bâtir les Frères, etc.; mais: C’est lui qui va construire une maison, une grange, une école (selon le cas), pour un tel, pour les Frères; etc. C’est encore une faute de dire: Bâtir une terre, dans le sens d’y élever les constructions nécessaires à son exploitation.
Bâtisse.—Ici, on prend bâtisse comme synonyme de construction, édifice. C’est un anglicisme, la traduction littérale de building.